L’espace vert Me Boubacar Sow alias Boutchou se meurt à petit feu
Au seuil de ce Nouvel An, j’ai décidé en mon intime conviction de rendre un hommage mérité à mon défunt frère et ami Me Boubacar Abdoulaye Sékou alias Boutchou, notaire de son État.
J’ai connu feu Me Boubacar Abdoulaye Sékou alias Boutchou, jeune notaire arraché à notre affection à la fleur de l’âge, suite à la parution de son livre intitulé : « Droits fonciers urbains au Mali, de son évaluation à sa réforme : propositions pour une meilleure sécurisation des transactions foncières ». Le lendemain, j’ai acheté ledit livre à la librairie Bah Grand Hôtel.
C’est ainsi que j’ai cherché à voir son auteur pour la dédicace de mon livre. On m’a indiqué son cabinet, sis au Quartier Fleuve de Bamako. Je me suis rendu au lieu indiqué et j’ai été accueilli avec tous les honneurs ce jour dans son bureau. Nous avons longuement échangé et c’est parti pour le début d’une amitié basée sur la chose intellectuelle. Son humilité, son amabilité et son immense savoir ne souffraient d’aucun mensonge.
Se frotter à feu Me Boubacar A. S. Sow, alias Boutchou, c’était apprendre la vie. Bref, l’objet de ce post porte plutôt sur l’espace vert qui porte son nom, sise au quartier Hippodrome de Bamako, son quartier natal. Le constat amer qui se dégage à la vue de cet espace, c’est qu’il se meurt. L’endroit est devenu sec et sale. Cette situation interpelle toutes les consciences éclairées. J’en suis le premier concerné et c’est pourquoi j’ai décidé de tremper ma plume dans l’encre pour alerter les uns et les autres.
Les membres de sa famille biologique sont interpellés en premier lieu. Ils doivent agir pour que la verdure pousse dans cet endroit. À commencer par son frère, Me Mohamed Sow (notaire), mon promotionnaire de la faculté de Droit qui gère son cabinet actuellement. Il est interpellé sans oublier les habitants du quartier Hippodrome de Bamako.
Tout comme le maire dudit quartier qui doit s’investir dans la réhabilitation de cet espace vert. Les membres de la famille judiciaire (notaires, avocats, magistrats, huissiers, commissaires-priseurs, greffiers, officiers de police judiciaire, surveillants de prison) sont aussi interpellés. De toutes les manières, la verdure doit renaître et repousser à cet endroit pour honorer la mémoire de l’illustre défunt, très humble et généreux. Non, l’espace vert dédié à Boutchou ne mérite pas ce sort ! Agissons tous pour la Renaissance de cet endroit public !
Mamadou Macalou
Commissaire général du Salon du livre de Ségou (SALISE) et écrivain



